Voyages Irlande

Au pair un an en 2016-17, voici mes rencontres avec l'Irlande outre le quotidien.

2017-05-08

#38 Bundoran

Un aller-retour en bus pour une balade tranquillou-pilou en bord d'océan. C'était sympathique, et le beau temps était de la partie.
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Je ne savais pas où le bus allait me déposer, j'avais traversé la ville une ou deux fois en voiture et connaissais uniquement la route principale (si on peut utiliser le mot connaître). Demande au chauffeur de confirmer que je me trouve bien à Bundoran : oui ; "Cheers".

Avec mon petit plan de poche de la ville trouvé sur une brochure dans je ne sais quelle office du tourisme, j'essaie de me repérer.

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Rien de fifou, je m'engage dans une rue espérant trouver en premier lieu, de quoi me ravitailler pendant la journée. Bingo, un Supervalue. Un café latte pour commencer, et un en-cas pour mon 4 heure. Sortie de là, fallait trouver l'océan. 
Arrivée étrangement sans trop de difficulté devant point de croisement entre deux marches opposées, je reconnais le lieu ; j'avais déjà marché pas loin d'ici. Je prends à gauche, à l'opposée de ces souvenirs.

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Pour le moment c'est de la route, mais j'aperçois par moment des bouts d'eaux entre deux bâtiments ; et même un quai. A ce quai, un surfer sort de l'eau, tout de noir vêtu, planche sous le bras. C'est venté, ça doit en effet être pas mal.
Je continue sur la route, en hâte de trouver le chemin sensé me faire longer l'océan.
J'y suis, un tournant à droite, entre des villas, fin de la route avant herbes, rochers et eau. Cool, j'y suis. Je poursuis. Rien d'extraordinaire mais très agéable. 

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Le vent ne veut pas me quitter, mais le soleil est là, donc tout va bien. Lentement, mon chemin s'élève, la roche se transforme, la vue s'étend.

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Trop rapidement, le retour sur la route se fait sentir. Un petit coup derrière soit : la ville. Surplombant la ville : les montagnes. C'est beau.

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En rejoignant tranquillement le centre, je confirme que la ville n'est pas non plus exceptionnelle. Vieux bâtiments, certains semblent inhabités (rares le sont réellement apparemment), ville plutôt morte si on ne se trouve pas sur les 1 km avec boutiques, emplacement de camping, fête foraine, école de surf.
Quand même, j'ai trouvé ces façades avec vue sur l'océan entre glauques et funs.

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Allé, à peine 1 heure et demi plus tard, c'était parti pour la seconde marche. Passage oblige devant une plage, traversée oblige de cette plage ! 


Et là, des blocs de roche dégueulés par le sable. Figés, rigides, plus ou moins envahissant, impromptus et amusants.

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Fin de ma traversée par un escalier qui semble bricolé, en tous cas vetuste, au dessus de pierre et de vide. Puis comme à chaque prise de hauteur, tranformation du paysage.

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D'ici, la ville semble paisible, même les cris et sons de la fête foraine disparaissent. La météo joue son rôle dans la beauté du décor, entre sombre et lumineux, laissant les monts en arrière plans à la fois inaccessibles et à portée de main.
Paradoxe interessant, surtout lorsque de l'autre côté du virage se trouve un infini bleu.

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Accompagné évidemment d'une paroi abrupte. 
Sinon, ce serait pas drôle ; ce serait pas le Wild Atlantic Way !

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Et puis voilà que la plage de Tullan reconnue pour ses vagues, sa large rive et ses surfers se dévoilent.

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Immense, paisible et mouvementée. Je reste un peu à contempler les gens marcher, jouer, danser, surfer, appréhender ces eaux agitées. C'est beau. J'ai envie de tenter l'expérience ; un jour peut-être ! (Le kayak ou paddle en mer me semble plus accessible. Je vous dirais !)

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Ah oui, j'ai failli oublié. Voilà le genre de décor qui précède Tullan Strand. Ce petit bijou de la nature est appelé "Fairy Bridge" (ou pont de fée). Pourquoi, aucune idée. En tous cas, c'est impressionnant. Je l'avais déjà vu, et l'avais même traversé. C'était un jour calme. Là, avec le vent et les vagues se jetant sur les parois, c'était pas la même chose ! 

Bon, me voilà à la fin du chemin, prête à boucler ma boucle par la route. 
Je croise des chevaux et leurs poulains. Un brun avec son mini-brun ; et gris avec son mini gris. C'était marrant. J'ai attendu un peu dans l'espoir qu'ils se rapprochent, mais non.

La route est plutôt calme, le ciel toujours à moitié couvert, moitié ensoleillé, très venté. Les champs sont d'un vert éclatant. Et le retour à la ville est sans encombre.

Et une autre heure et demi plus tard, après quelques arrêts shopping-souvenir, en rejoignant mon arrêt de bus, photo de ce bâtiment qui était il y a à peine quelques années de ça encore en bon état et abritait un pub. Vous y croyez ?

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Personnellement, depuis que je suis en Irlande, la nature me surprend de tous côtés. Paysages entre montagne et mer, couleurs, animaux... mais aussi, remarquable, sa puissance sur l'oeuvre humaine. Pas si lentement que ça, la nature arrive à défoncer des bâtiments, les réduire en ruines. C'est bien. Que ça dure. (C'était mon moment d'éco-pensée pro-verdure...)

ANYWAY ! Sur ce...

l'image de la fin.

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Prise à Bundoran, oui, dans un espace résidentiel estival.

#37 Glencolmcille

J'ai zappé quelques lieux, mais je vous les raconterai bien assez tôt !. Pour le moment, ma rando du dimanche : Glencolmcille.
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Une petite image lors d'un arrêt sur la route... pour bien commencer l'article, fort en photo (et en texte, oui, aussi).

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Vous trouvez ça comment ? Perso, ça me paraît tellement irréel. Et même en vraie, ça donne cette impression. Terres flottantes sur une brume océanique... J'adore.

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C'est une ville dans le nord ouest du Donegal, juste après les falaises de Slieve League (rando faîte pas longtemps après mon arrivée ici). C'est un endroit plutôt retiré, les gens y parlent couramment gaellique irlandais, et pour aller là bas, faut le vouloir ! Tu y atteris pas par hasard quoi.

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Après un arrêt rapide d'un côté de la ville, je me suis faîte déposer à l'église, point de départ pour ma marche. Je ne le savais pas encore (ou en étais pas sûr), mais j'allais me retrouver de l'autre côté. Vous voyez la photo ci-dessus, les falaises en face ? Bah j'ai attaqué par là.

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Et quand j'ai entamé ma grimpette, j'avais vu sur là où j'étais un peu plus tôt. Logique, non ?
Côté marrant, il fait super beau en Irlande en ce moment, et c'était sensé être dégagé de partout. Sauf qu'arrivé ici, des nuages. Ouais, rigolez... bas, les nuages, genre de brouillard bien épais. Et le petit truc sympa, c'est que plus je grimpais, plus ce brouillard venait se rapprocher de moi et couvrir où je me trouvais.

Prenez quelques minutes après la photo précédente, voici ma vue :

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Oui, en cadeau, un mouton posé tranquille.
Enfin... je continuais quand même. Arrivée en haut, la tour ! Oui parce que c'était quand même le but. Sauf que dans le brouillard, bah la vue était pas top quoi...

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Ca, c'est pour la tour. Oui, je me suis de nouveau retrouvée la tête dans les nuages ! C'est fun.
Bref ! Et pour ce qui est des falaises car oui, j'ai voulu jeter un coup d'oeil bien sûr : 

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Un peu blanc, mais le nuage commencait à bien passer et on pouvait clairement voir les roches, avec un peu de terre en face. Chouette.

Le vent était frais mais je suis restée en tee-shirt, car malgré tout il faisait le soleil était présent (quelque part pas loin), et marcher, ou plutôt grimper, bah tient le corps au chaud.

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Je quittais lentement la tour, et poursuivais ma route sur une seconde montagne. Des balisages réguliers permettait de se rassurer ; oui, j'étais sur le bon chemin. Enfin, sur un chemin en tous cas !
Alors que je redescendais la montagne sur l'autre flanc, la vue se transformait sur une vallée. 

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Habitations paumées, champs, et toujours moutons. Bah oui hein, faut pas changer les habitudes. D'ailleurs, j'ai pas pris de photo, mais j'ai aussi vu des cochons plus loin sur la fin de mon parcours. C'est plus rare ici !

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(Un autre mouton... Ils sont partout !)

Je rejoins enfin une route, ou quelque chose qui y ressemble. Normalement, je devrais redescendre pour aller à la ville et finir ma rando. Ah oui, parce que je vous ai pas dit. Avant de venir j'avais regardé si y avait des chemins de rando, j'en ai vu trois : un de 10 km pour la Tour (fait), un de 30 km jusqu'à Slieve League (vu l'heure d'arrivée, c'était pas envisageable !) et un autre appelé "Drum" de 13 km. J'aurais bien attaqué par le 13 km de suite, mais j'ai vu les signes pour la Tour en premier.
Mais figurez vous qu'une heure et demi après le début de mon aventure, alors que je me retrouvais sur cette route supposée me ramener en ville, les deux rando courtes se croisaient.

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Du coup, au lieu de finir la boucle, j'ai continuer sur une seconde. 
Direction, le mât avec toutes ces antennes et satellites. Ouais, manière de te faire comprendre, au cas où tu en doutais, que t'allais avoir à remonter.

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Ca a fait un peu flipper de se retrouver là. Pas un bruit, ça aurait pu. Par contre cette zone doit être sur-saturée d'ondes !
Bref, un peu plus loin, un embranchement. Oui, parce que c'est une boucle, et qu'elle se commence et se termine par là. Choix vers de redescendre la vallée à droite, dans les terres, où d'essayer de recapter l'océan sur un léger virage à gauche).

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Oui, l'appel de l'océan. Il y avait une légère odeur d'iode prêt de la tour, que j'ai retrouvé ici. J'adore cette odeur. Mélange d'eau, de sel, d'infini, et pleinitude !

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Bien sûr, plus je m'approchais, plus le décor se dévoilait. Magnifique, gigantesque, surprenant.

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Et ici encore, des falaises impressionnantes. Je suis fan de cette nature sauvage et libre.

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J'ai dû quitter le chemin baliser pour ces vues. Et juste avant de le récupérer, j'ai continué à faire ma curieuse et me suis retrouvée face à d'autres façades rocheuses.

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Route reprise, points de vue changeant et tout est toujours beau.

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Lentement, je me rapproche de ce bord de plage où 2-3 voitures sont plantées sur un étroit parking. Observateur de nature, observateur d'oiseaux, observateurs de vallées/marcheurs ? Il y a de tout ici.

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Même un bateau, ou devrais je dire une barque, perdue au milieu de cette densité océanique et rocheuse.

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C'était pour moi l'heure du retour. Je prends le seul chemin apparent, balisé aussi, et m'éloigne de ce bout d'Irlande. Deux marcheurs me croisent en sens inverse. C'est une belle journée.

Je marche à une allure plutôt rythmée, surtout que c'est de la route, donc un terrain facile. Un coup d'oeil derrière moi de temps à autre, je reprends lentement de la hauteur.

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J'apperçois au loin le mât, ridiculement minuscule vu d'ici. J'en souris un peu, puis commence à me poser des questions. Normalement, j'aurais dû rejoindre un chemin sur ma droite non ? Pour récupérer cette route où se trouve ce mât. Ca fait un peu petit moment que j'ai pas vu de balise, c'est bizarre non ? Je relativise en me disant que j'ai croisé quelques voitures, donc s'il fallait, je pourrai en arrêter une (avec prudence bien sûr).

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La route continue à s'enfoncer dans les montagnes, et je sens clairement que la route va être longue avant d'arriver à la ville par ce chemin. Je ne sais pas si rebrousser chemin (encore au moins 2h30 de marche avec certitude, si c'est pas plus), couper à travers les montagnes (mais risquer de se retrouver bloquer plus loin pour qui sait quelle improbable et naturelle cause), croiser les doigts pour qu'un chemin se dessine quelque part.

Je croise une autre balise. Ah, quand même. En effet, le nom n'est pas le même que les noms que j'avais vu sur les balises que je suivais originellement. Mais quoi, ça mène bien quelque part. Puis sur les balises, je vois le nom de la ville que je cherche à rejoindre, alors ça va le faire, non ?

Bon, je décide d'arrêter une voiture. Deux mecs à bord, la soixantaine je dirais. Plutôt sympa, je leur demande si la route mène bien où je veux aller. Oui, pour sûr, mais c'est loin. D'après eux, combien loin ? Au moins 2h30 de marche. Ouah, ok. Ils me demandent d'où je viens en marchant, puis me proposent de me rapprocher un peu. 
Ils ne vont pas à la ville, ils sont de Derry en Irlande du Nord, et y retournent. Croyez le ou non, ils sont les deux marcheurs que j'ai croisé plus tôt. Ils sont venus pour du hill walking, marche sauvage dans les vallées perdues du nord ouest irlandais ! 
En peu de temps on arrive à une intersection, le panneau indique ... tadadaaa : 10 km avant Glencolmcille. Whaaaa ! C'est fifou. Bon, je les remercie d'autant plus. 
1 km plus loin, une seconde intersection, plus que 9 km (logique) et là ils me disent qu'ils auraient du prendre l'autre route, mais qu'ils vont me déposer à la ville. Cool ! Trop merci.
Je leur demande combien de trajet les attend, 3h15 de route pour eux. Ils rigolent en disant qu'à cause de moi, ça fera plus, je leur dis que c'est déjà super de m'avoir fait gagner deux kilomètres, qu'ils peuvent me déposer là ! Et ils continuent de rire en faisant référence à la fameuse et tellement vraie "irish hospitality" ; l'hospitalité irlandaise. Oui, elle existe bel et bien. Bon, y a des exceptions, mais j'ai eu pas mal de petite preuve. Celle-ci en fait partie !
Bien sûr ils m'ont demandé d'où je venais. France. Qu'est ce que je faisais ici... Marcher ! Mais je vis à Ballybofey. Du coup ils m'ont même offert de me ramener là bas (c'est sur la route de Derry). Trop merci, mais j'avais un retour de prévu, Morgan était en train de peindre quelque part et je rentrais avec lui.
On finit par arriver, je les remercie, leur propose un café, ou de leur envoyer un souvenir de France ou quoi... Rien, juste un genre de "bonne continuation".

Et me voilà à l'entrée de la ville. Je décidais de rejoindre la plage. Sur le chemin, mes amis étaient là : les deux monts gravis plus tôt.

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Une petite trotte jusqu'à l'océan, j'aurais pas cru ! Mais lentement, je m'y approchais.

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Avec en chemin, une pause vidéo pour raconter mon aventure en image à la jeune Lili, loin au pays malgache !

Petite pensée à Béné et Lili donc, que je croise trop brièvement sur Skype. Entre Madagascar et Irlande, c'est pas facile de se coordonner !
 

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Marcher rend les pensées vagabondes. J'aime bien. Perdues dans les miennes, j'arrivais finalement à la plage que je recherchais.

C'était une belle marche. Contente d'avoir eu droit à un bout en voiture malgré tout. Aujourd'hui, je serai presque à sentir mes cuisses, et ma peau est plutôt brune. L'entrée dans l'été et dans la mutation estivale est là ! 

 

Et une dernière image pour la route. Près de la plage croisée
avant de me retrouver sur la route sans fin... !

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2017-05-05

#36 Inniskillen - Marble Arch Caves

Yes, pas de visite de cette ville nord-irandaise, mais une visite des fameuses "Marple Arch Caves". Impressionnant si je puis dire. Je vous laisse en découvrir davantage...
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Une fois le musée -ou devrais-je dire hall des visiteurs- passé, on arrive sur un coin de verdure. Forte impression d'être passé d'un monde civilisé à une jungle juste en traversant une porte. Le pouvoir de l'homme sur la nature...
Au milieu de ces plantes et arbres : de la roche et des sons d'eau. Les caves sont en parti en dessous de nos pieds, aussi en dessous du musée, et s'étendent en fait plutôt largement. Nous n'aurons pas l'occasion de toute visiter ; non, ce n'est pas une expédition spéléo ou escalade ou je ne sais quoi. Séance soft prévue : marche et barque pour une partie de la visite.

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Je vous épargnerai les mots techniques que je n'ai moi-même pas retenu (en anglais en plus, alors ça risquait pas de rester bien longtemps dans ma 'tite tête hein !). Aussi, la qualité de mes photos n'est vraiment pas au top puisque sous terre, pas de lumière, et que les sources lumineuses installées sont faibles afin d'abimer et limiter le moins possible les formations naturelles. (Oui, la lumière a un effet là dessus, au moins une modification de la couleur, le seul visible pour les non connaisseurs.)

Entrer dans ce genre d'endroit, c'est comme entrer dans une maison de l'horreur ; ambiance idéale pour les tournages de films de genre !

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Des trucs à l'allure tout aussi dégueulasse les uns que les autres. De vraies curiosités naturelles.

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Le temps de progressions des stalagmites, stalactites (, et autres noms oubliés) est impressionnament lent. On serait à peine capable en une vie humaine d'en mesurer l'évolution.

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Des formations très étranges dont les visiteurs et employés du lieu ne se gênent pas de donner des noms farfelus. Sur l'image ci-dessus, c'est du "chou-fleur" ; et la présence à long terme de la lumière le fait tourner vert, et devient "brocoli".
On a aussi vu des champignons géants, des personnages des Simpsons, de la mousse (solide pour le coup), un ange (qui veille sur le lieu et ses visiteurs) ...

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Ci-dessous, deux réactions opposées qui se rencontrent presque (malgré l'illusion de la photo qui fait croise qu'elles se touchent). Dans quelques années, l'ensemble formera clairement un seul et unique bloc.

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Ah, et je vous ai pas dis : la première personne à investir les lieux fut un français. Oui oui, Edouard Alfred Martel de son petit nom. Il a ensuite été rejoins par irlandais et anglais je crois. Avec le temps, certains passages ont été balisé pour le visite, et éclairés proprement. De leur temps, c'était à lampe à huile, sympa ; surtout sur des kilomètres, sans aucune idée de la distance avant une possible arrivée quelque part ou une sortie.

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Côté scientifique, la seule chose que je peux vous dire concerne la formation des stalagmites. Les roches sont poreuses, l'eau s'y infiltre donc, et goutte très, très, très, trèèès lentement à l'intérieur des caves. Lors de l'écoulement, un élément dans l'eau entre en réaction avec un élément de la pierre et la goutte se transforme en une matière solide. Lorque la goutte suivante arrive, même phénomène, avec une formation collée à côté de la goutte précédente. Et ainsi de suite. Comme la roche est poreuse, mais quand même bien épaisse hein (ça reste de la roche quoi), et possède je ne sais combien de distance de la surface, on peut comprendre que ce processus prennent du temps.
D'ailleurs, information complémentaire : si on les touche, outre le risque de les casser, leur développement peut être stopper. (Enfin, c'est ce qu'on nous a dit hein...)

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Avec les différents types de roches, différentes formations. Et pour votre information : oui, on reçoit quand même quelques gouttes de temps à autre ! Aussi, comme nous avons pris une barque, des rivières (trois cours d'eau dans ces caves) font leur bonhomme de chien ici.

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D'ailleurs, comme vous pouvez le voir (ou essayer d'imaginer ci-dessus), l'illusion de profondeur avec les reflets des parois sur l'eau paisible a de quoi troubler.

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C'est parfois beau, parfois dégoutant, parfois surprenant... Clairement irréaliste. On peut facilement comprendre d'où proviennent les idées de décors des productions d'horreur.

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On a vu sur la fin de la visite une géante stalagmite. Elle a été cassé, sa pointe a été mise dans un musée en Irlande du Nord pendant un temps. Ensuite, un scientifique a tenté l'expérience de recoller cette pointe. C'était un essaie pour voir si la stalagmite peut reprendre son cours ou pas. Ayant été soignée récemment, on pourra pas savoir avant un moment si ça a marché ou pas... En tous cas, on peut observer l'effet du stockage a l'air libre et la lumière sur la pointe : sous une forte lumière, rien de bizarre, avec une lumière faible, on aperçoit un genre de rayures grises.

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Voilà pour les petites histoires... J'espère que ça vous aura plus !