Le voyage, un retour à l'essentiel

"Partir, c'est ranger un peu" dirait Alain Rémond. "Partir un peu, c'est mourir moins vite" dirait Jean-Marie Poupart.

2017-05-19

#39 Beltany Ring Stone

Article bref pour une brève expédition à Beltany.
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Beltany est connu dans le Dongeal pour son cercle de pierre. Il y a plusieurs dizaines d'années, les gens du Donegal avaient disposés des pierres (roches on peut dire !) en cercle. 

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Avec le temps, certaines ont été déplacées et se trouvent légèrement en retrait du cercle. 
D'autres ont peut-être été simplement retirées pour X raison.

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La disposition initiale puis ses changements ont eu un lien avec les étoiles et leur placement dans le ciel. On peut le comprendre. D'ici, la vue est entièrement dégagée. Nous sommes sur un plateau, assez élevé pour libérer toute pollution visuelle du ciel.

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Chaque année, au premier jour de l'été (ou du printemps ? Me souviens plus) une grande fête avait lieu ici.
Aujourd'hui, la terre appartient à un particulier, et est normalement peuplée de moutons. Pas à l'heure où l'a visitée en tous cas (j'étais avec les deux petits et leur père). Et pour ce qui est de la propriété privée, comme quasiement partout dans l'arrière pays irlandais, même si des territoires ne sont pas publics, les privés en permettent l'accès. Un accès au patrimoinre (et à la nature) irlandaise ; dans le respect du lieu et des habitants (homme ou animal !).

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2017-05-08

#38 Bundoran

Un aller-retour en bus pour une balade tranquillou-pilou en bord d'océan. C'était sympathique, et le beau temps était de la partie.
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Je ne savais pas où le bus allait me déposer, j'avais traversé la ville une ou deux fois en voiture et connaissais uniquement la route principale (si on peut utiliser le mot connaître). Demande au chauffeur de confirmer que je me trouve bien à Bundoran : oui ; "Cheers".

Avec mon petit plan de poche de la ville trouvé sur une brochure dans je ne sais quelle office du tourisme, j'essaie de me repérer.

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Rien de fifou, je m'engage dans une rue espérant trouver en premier lieu, de quoi me ravitailler pendant la journée. Bingo, un Supervalue. Un café latte pour commencer, et un en-cas pour mon 4 heure. Sortie de là, fallait trouver l'océan. 
Arrivée étrangement sans trop de difficulté devant point de croisement entre deux marches opposées, je reconnais le lieu ; j'avais déjà marché pas loin d'ici. Je prends à gauche, à l'opposée de ces souvenirs.

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Pour le moment c'est de la route, mais j'aperçois par moment des bouts d'eaux entre deux bâtiments ; et même un quai. A ce quai, un surfer sort de l'eau, tout de noir vêtu, planche sous le bras. C'est venté, ça doit en effet être pas mal.
Je continue sur la route, en hâte de trouver le chemin sensé me faire longer l'océan.
J'y suis, un tournant à droite, entre des villas, fin de la route avant herbes, rochers et eau. Cool, j'y suis. Je poursuis. Rien d'extraordinaire mais très agéable. 

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Le vent ne veut pas me quitter, mais le soleil est là, donc tout va bien. Lentement, mon chemin s'élève, la roche se transforme, la vue s'étend.

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Trop rapidement, le retour sur la route se fait sentir. Un petit coup derrière soit : la ville. Surplombant la ville : les montagnes. C'est beau.

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En rejoignant tranquillement le centre, je confirme que la ville n'est pas non plus exceptionnelle. Vieux bâtiments, certains semblent inhabités (rares le sont réellement apparemment), ville plutôt morte si on ne se trouve pas sur les 1 km avec boutiques, emplacement de camping, fête foraine, école de surf.
Quand même, j'ai trouvé ces façades avec vue sur l'océan entre glauques et funs.

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Allé, à peine 1 heure et demi plus tard, c'était parti pour la seconde marche. Passage oblige devant une plage, traversée oblige de cette plage ! 


Et là, des blocs de roche dégueulés par le sable. Figés, rigides, plus ou moins envahissant, impromptus et amusants.

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Fin de ma traversée par un escalier qui semble bricolé, en tous cas vetuste, au dessus de pierre et de vide. Puis comme à chaque prise de hauteur, tranformation du paysage.

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D'ici, la ville semble paisible, même les cris et sons de la fête foraine disparaissent. La météo joue son rôle dans la beauté du décor, entre sombre et lumineux, laissant les monts en arrière plans à la fois inaccessibles et à portée de main.
Paradoxe interessant, surtout lorsque de l'autre côté du virage se trouve un infini bleu.

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Accompagné évidemment d'une paroi abrupte. 
Sinon, ce serait pas drôle ; ce serait pas le Wild Atlantic Way !

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Et puis voilà que la plage de Tullan reconnue pour ses vagues, sa large rive et ses surfers se dévoilent.

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Immense, paisible et mouvementée. Je reste un peu à contempler les gens marcher, jouer, danser, surfer, appréhender ces eaux agitées. C'est beau. J'ai envie de tenter l'expérience ; un jour peut-être ! (Le kayak ou paddle en mer me semble plus accessible. Je vous dirais !)

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Ah oui, j'ai failli oublié. Voilà le genre de décor qui précède Tullan Strand. Ce petit bijou de la nature est appelé "Fairy Bridge" (ou pont de fée). Pourquoi, aucune idée. En tous cas, c'est impressionnant. Je l'avais déjà vu, et l'avais même traversé. C'était un jour calme. Là, avec le vent et les vagues se jetant sur les parois, c'était pas la même chose ! 

Bon, me voilà à la fin du chemin, prête à boucler ma boucle par la route. 
Je croise des chevaux et leurs poulains. Un brun avec son mini-brun ; et gris avec son mini gris. C'était marrant. J'ai attendu un peu dans l'espoir qu'ils se rapprochent, mais non.

La route est plutôt calme, le ciel toujours à moitié couvert, moitié ensoleillé, très venté. Les champs sont d'un vert éclatant. Et le retour à la ville est sans encombre.

Et une autre heure et demi plus tard, après quelques arrêts shopping-souvenir, en rejoignant mon arrêt de bus, photo de ce bâtiment qui était il y a à peine quelques années de ça encore en bon état et abritait un pub. Vous y croyez ?

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Personnellement, depuis que je suis en Irlande, la nature me surprend de tous côtés. Paysages entre montagne et mer, couleurs, animaux... mais aussi, remarquable, sa puissance sur l'oeuvre humaine. Pas si lentement que ça, la nature arrive à défoncer des bâtiments, les réduire en ruines. C'est bien. Que ça dure. (C'était mon moment d'éco-pensée pro-verdure...)

ANYWAY ! Sur ce...

l'image de la fin.

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Prise à Bundoran, oui, dans un espace résidentiel estival.

#37 Glencolmcille

J'ai zappé quelques lieux, mais je vous les raconterai bien assez tôt !. Pour le moment, ma rando du dimanche : Glencolmcille.
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Une petite image lors d'un arrêt sur la route... pour bien commencer l'article, fort en photo (et en texte, oui, aussi).

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Vous trouvez ça comment ? Perso, ça me paraît tellement irréel. Et même en vraie, ça donne cette impression. Terres flottantes sur une brume océanique... J'adore.

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C'est une ville dans le nord ouest du Donegal, juste après les falaises de Slieve League (rando faîte pas longtemps après mon arrivée ici). C'est un endroit plutôt retiré, les gens y parlent couramment gaellique irlandais, et pour aller là bas, faut le vouloir ! Tu y atteris pas par hasard quoi.

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Après un arrêt rapide d'un côté de la ville, je me suis faîte déposer à l'église, point de départ pour ma marche. Je ne le savais pas encore (ou en étais pas sûr), mais j'allais me retrouver de l'autre côté. Vous voyez la photo ci-dessus, les falaises en face ? Bah j'ai attaqué par là.

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Et quand j'ai entamé ma grimpette, j'avais vu sur là où j'étais un peu plus tôt. Logique, non ?
Côté marrant, il fait super beau en Irlande en ce moment, et c'était sensé être dégagé de partout. Sauf qu'arrivé ici, des nuages. Ouais, rigolez... bas, les nuages, genre de brouillard bien épais. Et le petit truc sympa, c'est que plus je grimpais, plus ce brouillard venait se rapprocher de moi et couvrir où je me trouvais.

Prenez quelques minutes après la photo précédente, voici ma vue :

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Oui, en cadeau, un mouton posé tranquille.
Enfin... je continuais quand même. Arrivée en haut, la tour ! Oui parce que c'était quand même le but. Sauf que dans le brouillard, bah la vue était pas top quoi...

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Ca, c'est pour la tour. Oui, je me suis de nouveau retrouvée la tête dans les nuages ! C'est fun.
Bref ! Et pour ce qui est des falaises car oui, j'ai voulu jeter un coup d'oeil bien sûr : 

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Un peu blanc, mais le nuage commencait à bien passer et on pouvait clairement voir les roches, avec un peu de terre en face. Chouette.

Le vent était frais mais je suis restée en tee-shirt, car malgré tout il faisait le soleil était présent (quelque part pas loin), et marcher, ou plutôt grimper, bah tient le corps au chaud.

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Je quittais lentement la tour, et poursuivais ma route sur une seconde montagne. Des balisages réguliers permettait de se rassurer ; oui, j'étais sur le bon chemin. Enfin, sur un chemin en tous cas !
Alors que je redescendais la montagne sur l'autre flanc, la vue se transformait sur une vallée. 

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Habitations paumées, champs, et toujours moutons. Bah oui hein, faut pas changer les habitudes. D'ailleurs, j'ai pas pris de photo, mais j'ai aussi vu des cochons plus loin sur la fin de mon parcours. C'est plus rare ici !

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(Un autre mouton... Ils sont partout !)

Je rejoins enfin une route, ou quelque chose qui y ressemble. Normalement, je devrais redescendre pour aller à la ville et finir ma rando. Ah oui, parce que je vous ai pas dit. Avant de venir j'avais regardé si y avait des chemins de rando, j'en ai vu trois : un de 10 km pour la Tour (fait), un de 30 km jusqu'à Slieve League (vu l'heure d'arrivée, c'était pas envisageable !) et un autre appelé "Drum" de 13 km. J'aurais bien attaqué par le 13 km de suite, mais j'ai vu les signes pour la Tour en premier.
Mais figurez vous qu'une heure et demi après le début de mon aventure, alors que je me retrouvais sur cette route supposée me ramener en ville, les deux rando courtes se croisaient.

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Du coup, au lieu de finir la boucle, j'ai continuer sur une seconde. 
Direction, le mât avec toutes ces antennes et satellites. Ouais, manière de te faire comprendre, au cas où tu en doutais, que t'allais avoir à remonter.

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Ca a fait un peu flipper de se retrouver là. Pas un bruit, ça aurait pu. Par contre cette zone doit être sur-saturée d'ondes !
Bref, un peu plus loin, un embranchement. Oui, parce que c'est une boucle, et qu'elle se commence et se termine par là. Choix vers de redescendre la vallée à droite, dans les terres, où d'essayer de recapter l'océan sur un léger virage à gauche).

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Oui, l'appel de l'océan. Il y avait une légère odeur d'iode prêt de la tour, que j'ai retrouvé ici. J'adore cette odeur. Mélange d'eau, de sel, d'infini, et pleinitude !

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Bien sûr, plus je m'approchais, plus le décor se dévoilait. Magnifique, gigantesque, surprenant.

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Et ici encore, des falaises impressionnantes. Je suis fan de cette nature sauvage et libre.

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J'ai dû quitter le chemin baliser pour ces vues. Et juste avant de le récupérer, j'ai continué à faire ma curieuse et me suis retrouvée face à d'autres façades rocheuses.

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Route reprise, points de vue changeant et tout est toujours beau.

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Lentement, je me rapproche de ce bord de plage où 2-3 voitures sont plantées sur un étroit parking. Observateur de nature, observateur d'oiseaux, observateurs de vallées/marcheurs ? Il y a de tout ici.

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Même un bateau, ou devrais je dire une barque, perdue au milieu de cette densité océanique et rocheuse.

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C'était pour moi l'heure du retour. Je prends le seul chemin apparent, balisé aussi, et m'éloigne de ce bout d'Irlande. Deux marcheurs me croisent en sens inverse. C'est une belle journée.

Je marche à une allure plutôt rythmée, surtout que c'est de la route, donc un terrain facile. Un coup d'oeil derrière moi de temps à autre, je reprends lentement de la hauteur.

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J'apperçois au loin le mât, ridiculement minuscule vu d'ici. J'en souris un peu, puis commence à me poser des questions. Normalement, j'aurais dû rejoindre un chemin sur ma droite non ? Pour récupérer cette route où se trouve ce mât. Ca fait un peu petit moment que j'ai pas vu de balise, c'est bizarre non ? Je relativise en me disant que j'ai croisé quelques voitures, donc s'il fallait, je pourrai en arrêter une (avec prudence bien sûr).

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La route continue à s'enfoncer dans les montagnes, et je sens clairement que la route va être longue avant d'arriver à la ville par ce chemin. Je ne sais pas si rebrousser chemin (encore au moins 2h30 de marche avec certitude, si c'est pas plus), couper à travers les montagnes (mais risquer de se retrouver bloquer plus loin pour qui sait quelle improbable et naturelle cause), croiser les doigts pour qu'un chemin se dessine quelque part.

Je croise une autre balise. Ah, quand même. En effet, le nom n'est pas le même que les noms que j'avais vu sur les balises que je suivais originellement. Mais quoi, ça mène bien quelque part. Puis sur les balises, je vois le nom de la ville que je cherche à rejoindre, alors ça va le faire, non ?

Bon, je décide d'arrêter une voiture. Deux mecs à bord, la soixantaine je dirais. Plutôt sympa, je leur demande si la route mène bien où je veux aller. Oui, pour sûr, mais c'est loin. D'après eux, combien loin ? Au moins 2h30 de marche. Ouah, ok. Ils me demandent d'où je viens en marchant, puis me proposent de me rapprocher un peu. 
Ils ne vont pas à la ville, ils sont de Derry en Irlande du Nord, et y retournent. Croyez le ou non, ils sont les deux marcheurs que j'ai croisé plus tôt. Ils sont venus pour du hill walking, marche sauvage dans les vallées perdues du nord ouest irlandais ! 
En peu de temps on arrive à une intersection, le panneau indique ... tadadaaa : 10 km avant Glencolmcille. Whaaaa ! C'est fifou. Bon, je les remercie d'autant plus. 
1 km plus loin, une seconde intersection, plus que 9 km (logique) et là ils me disent qu'ils auraient du prendre l'autre route, mais qu'ils vont me déposer à la ville. Cool ! Trop merci.
Je leur demande combien de trajet les attend, 3h15 de route pour eux. Ils rigolent en disant qu'à cause de moi, ça fera plus, je leur dis que c'est déjà super de m'avoir fait gagner deux kilomètres, qu'ils peuvent me déposer là ! Et ils continuent de rire en faisant référence à la fameuse et tellement vraie "irish hospitality" ; l'hospitalité irlandaise. Oui, elle existe bel et bien. Bon, y a des exceptions, mais j'ai eu pas mal de petite preuve. Celle-ci en fait partie !
Bien sûr ils m'ont demandé d'où je venais. France. Qu'est ce que je faisais ici... Marcher ! Mais je vis à Ballybofey. Du coup ils m'ont même offert de me ramener là bas (c'est sur la route de Derry). Trop merci, mais j'avais un retour de prévu, Morgan était en train de peindre quelque part et je rentrais avec lui.
On finit par arriver, je les remercie, leur propose un café, ou de leur envoyer un souvenir de France ou quoi... Rien, juste un genre de "bonne continuation".

Et me voilà à l'entrée de la ville. Je décidais de rejoindre la plage. Sur le chemin, mes amis étaient là : les deux monts gravis plus tôt.

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Une petite trotte jusqu'à l'océan, j'aurais pas cru ! Mais lentement, je m'y approchais.

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Avec en chemin, une pause vidéo pour raconter mon aventure en image à la jeune Lili, loin au pays malgache !

Petite pensée à Béné et Lili donc, que je croise trop brièvement sur Skype. Entre Madagascar et Irlande, c'est pas facile de se coordonner !
 

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Marcher rend les pensées vagabondes. J'aime bien. Perdues dans les miennes, j'arrivais finalement à la plage que je recherchais.

C'était une belle marche. Contente d'avoir eu droit à un bout en voiture malgré tout. Aujourd'hui, je serai presque à sentir mes cuisses, et ma peau est plutôt brune. L'entrée dans l'été et dans la mutation estivale est là ! 

 

Et une dernière image pour la route. Près de la plage croisée
avant de me retrouver sur la route sans fin... !

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